Les papillons bleus de SPEZET

 
Football. Les papillons bleus de Spezet recrutent  
Jeudi 16 janvier. Offre d'emploi : Les PBS recrutent un emploi d'avenir pour 35 h semaine. Le début du contrat est au 1er février. Il s'occupera de l'entretien du terrain et des installations sportives. Il sera amené à encadrer les séances d'entraînements et les rencontres des équipes de jeunes le mercredi et le samedi. Pas de diplôme exigé mais une maîtrise des engins d'entretien des espaces verts et une bonne connaissance du football avec une maîtrise de l'encadrement d'équipes de football jeunes et un sens de l'animation d'un public jeune. Le salaire net sera le SMIC. Les candidats intéressés doivent adresser leur candidature accompagnée d'une lettre de motivation et d'un cv à l'adresse suivante: jean-charles.lollier@orange.fr pour avoir plus de renseignements contact au 06.50.15.65.95  

 

Spézet en fête

   
Football. Coupe de France. Spézet (D1) - GSI Pontivy (CFA) 0-3 
  Mardi 1 octobre. Le football amateur n'est pas mort! Il respire encore d'une âme débonnaire et bienfaitrice. Face à l'hypertrophie du monde professionnel, qui recueille aujourd'hui la vampirisation des moyens financiers et médiatiques, le milieu amateur fait valoir ses valeurs et son humanité, lien indispensable à un tissu social local. Le club de Spézet (D1) est une parfaite incarnation des valeurs du monde amateur, qui réunit dans sa volonté de développement sportif, une dynamique locale, sociale et associative. Réunir 1.500 personnes sur une rencontre de football amateur est aujourd'hui considéré comme un authentique exploit. Spézet (D1) doit être unanimement salué dans sa performance sportive et humaine.

Ca fait du bien de croire encore à l'avenir du football amateur! Certes, les affluences dans les stades ont baissé inexorablement avec l'amoncellement des matchs de football professionnel, le dimanche après-midi, à la télévision. Aujourd'hui, les clubs amateurs se retrouvent dans une situation financière, de plus en plus exsangue. Dans l'indifférence générale, parfois, certains clubs doivent mettre la clé sous la porte, baissant pavillon devant les contraintes administratives, financières et le manque de relève en bénévoles et joueurs.

Les bouffées d'air sont minimes. Quand elles arrivent, il faut en aspirer une bonne dose pour repartir de l'avant avec des convictions. Comme un pèlerin, qui marche après marche, pas après pas, en ne dérogeant jamais d'une conviction indéboulonnable de son cerveau. Plobannalec-Lesconil avait fait verser un sacré vent de fraîcheur, dans le Sud-Finistère, par une dernière saison, exemplaire sportivement et humainement (300 personnes déplacées à Saint-Renan pour le 7ème tour de la coupe de France).

Spézet mérite un sacré coup de projecteur sur le match face à l'ogre Pontivyen. Deux buts marqués coup sur coup à l'heure de jeu, ont fait vaciller, samedi, le petit poucet du Sud-Finistère, avec Pleyben. " C'était énorme! Les joueurs sont sortis sur une ovation. Dans notre équipe, nous avons joué avec 3 U17 et un U19. La moyenne d'âge était de 20 ans. 70 bénévoles étaient présents pour ce match. Un des plus beaux compliments reçus nous est venu d'un ancien joueur du club de 89 ans, qui a reconnu les valeurs du club dans nos jeunes joueurs. Les anciens des années 80 ont fait partager ce même sentiment. C'est venu de toute la Bretagne. Même d'ailleurs, une fille d'un ancien joueur des années 80, Lucie Le Clech, a tenu spécialement à faire le déplacement de Dieppe, en Seine-Maritime. Les joueurs de la GSI Pontivy ont été formidables, après le match. Ils sont restés fêter l'événement jusqu'à 21h. Et ils nous ont invités pour leur prochain match de championnat en CFA", assure le président de Spézet, Jean-Luc Briand.

Le pot de terre avec le pot de fer

Dans les tribunes, personne n'en a voulu aux Papillons, qui auront tout donné dans le but d'offrir un match de rêve à leurs supporters. Outre ce résultat face à la GSI Pontivy (0-3, CFA), le stade de Pendreign a vibré comme à ses plus belles heures en DSR, dans les années 80. Redonner le goût aux gens de venir voir un match de football amateur est une grande mission de la fédération française de football. Une des seules, qui doit être vraiment une priorité dans son cahier des charges. L'équipe de France est la vitrine incontestable de la FFF. Mais elle est aujourd'hui bien fendue par un désamour de plus en plus grand de la part de la nation. Le football amateur regorge de valeurs, d'acteurs, qui passent une quantité d'heures à penser d'abord aux autres. Cet ensemble représente le présent et l'avenir du football car sans lui, le monde professionnel s'en trouverait fortement fragilisé. Les deux parties sont liés dans leur développement. Et sans doute que celui qui a le plus à perdre n'est pas celui qu'on croit. Les papillons bleus de Spézet présente un parfait exemple en étant le garant d'un état d'esprit et d'un amour indéracinable, transmis de génération en génération entre les familles habitantes sur cette commune de 1.800 âmes. L'aventure de la coupe de France est maintenant finie. Le championnat en D1, groupe B, deviendra le pain quotidien, d'un club, nourri par une passion sincère du football et de la compétition.  
 
  Bien que battu 0-3 par la GSI Pontivy, les Papillons Bleus de Spézet mérite un grand coup de chapeau, pour leur parcours en coupe de France. Crédit photo: Jordi Malard.  
 
 

 

The Spezet Day

   
Football. Coupe de France. Papillons Bleus de Spézet (D1) - GSI Pontivy (CFA), samedi 17h 
  Mercredi 25 septembre. La force de Spézet est de se persuader que l'impossible est possible. Volcan de football en éruption, le chaudron du stade de Pendreign rejaillira de ses plus belles couleurs, des laves bleues et blanches pour supporter les Papillons à prendre leur envol vers le 5ème tour de la coupe de France face à la GSI Pontivy (CFA). Samedi, à 17h, les Spézétois joueront un vrai match de coupe. La fierté amarrée jusqu'aux crampons, l'amour du club porté à son paroxysme, poussé par une horde de supporters, vrombissant à l'unisson pour sublimer leurs joueurs.

" Le match de leur vie", les 16 Spézétois, alignés sur la feuille de match, entreront, ce samedi, à 17h tels des gladiateurs, dans l'arène de Pendreign. Pouce levé pour saluer la foule immense attendue, ils se défendront bec et ongle contre l'ogre Pontivyien. La magie de la coupe de France a déjà accompli des miracles, dans le passé. Sans doute le plus beau remonte à 1957, quand les amateurs Algériens d'El Biar avaient éliminé les vices-champions d'Europe, le Stade de Reims (2-0). Cet exemple est là pour rappeler à tous combien la vieille dame peut s'affranchir de toute logique? Ca tombe bien car Spézet est tellement meilleur, une fois, la peur passée et canalisée. L'an dernier, à pareil époque, la chrysalyde Locminoise, encore nourri de leur confrontation, face au Paris Saint-Germain, avait écarté sans vergogne des Papillons, trop timorés face à cette échéance (1-8).

L'emblématique président de l'Olympique de Marseille Bernard Tapie n'avait pas son pareil pour galvaniser ses joueurs, sur les matchs de coupe d'Europe. Une des plus cocasses anecdotes, fut à la mi-temps d'une rencontre Européenne où il débarqua en furie dans les vestiaires, boîtes de crayons couleurs à la main. " Il mit les joueurs face à leur 1ère mi-temps insipide en cassant un à un les crayons. Il montra le schéma tactique de la 2ème en prenant seize dans la main, qui ne purent se briser sur la force des paumes des ses mains". Symbolisant qu'un groupe uni et soudé va fatalement vers son destin nommée victoire.

Prendre le risque de perdre pour gagner

Samedi, à 17 heures, le "Spezet Day" fera vaciller les coeurs, même des plus solides. A Spezet, le football est vécu comme une religion. L'enthousiasme déclenché par la folle aventure des années 80, à deux points d'une montée en DH, a marqué à jamais ce club. Dans cette contrée de légende, les jeunes ont grandi avec les histoires de ces glorieux anciens, les Riou, Tallec, Corbel ou Cardin. Tels des héros de romans d'aventures, qui défiaient quiconque de venir gagner sur leurs terres. Bien des adversaires ont d'ailleurs vécu l'enfer sportif sur ce stade.

Les jeunes, qui vont affronter la GSI Pontivy, ont grandi avec cette image ancrée. Maintenant, amassés avec envie autour de la main courante, ces "anciens" ne rateront rien du match face à la GSI Pontivy. Quelque soit le score, ils voudront surtout reconnaître les leurs dans ces valeurs d'opiniâtreté, de folie, d'enthousiasme et d'abnégation. Est-ce que Spézet peut faire tomber la GSI Pontivy? Oui, car cette équipe trouve sa folie et sa raison d'être dans ces défis les plus fous. Ils devront appréhender leur peur d'être à la hauteur. Comme les rugbymans Français qui ne sont jamais meilleurs que quand tout le monde les voit prendre une "rouste" face aux Alls Blacks. Si cette peur est canalisée, alors les Papillons feront sûrement passer un début de soirée compliqué aux Pontivyens.

Tombé en D3 en 2007/2008, Spézet n'avait plus que les souvenirs, pour seule ruine d'un passé peu commun. Cinq ans après, l'énergie déployée des dirigeants mené par Dominique Martin, Jean-Luc Briand, Nicolas Even, Pierre Rivoal, Jérôme Lucas, Jean-Charles Lolllier, et autres a été un geyser constant, qui recueille aujourd'hui l'adhésion de 200 licenciés (+ de 10% de cette commune de 1.800 personnes). Le match de gala face à Pontivy mettra en lumière tout ce travail de l'ombre, ces heures passés tous les jours à rêver en grand pour un club, en assurant une animation avant, pendant et après le match. Toutes les écoles de football sont invités gratuitement ainsi que les jeunes de -18 ans, à ce match. Spézet avait été affectueusement surnommé le Las Vegas Breton, dans des années où le travail se faisait rare. De nombreux habitants avaient tenté leur chance comme à Gourin, aux Etats-Unis. Beaucoup sont revenus au pays fortuné. Dans cette capitale mondiale du jeu, tous les heureux gagnants sont ceux qui ont pris le risque de perdre. Pour ce 4ème tour de la coupe de France, Spézet doit procéder comme ces habitants de la commune, qui ont forcé leur destin, pour réaliser une aventure extraordinaire. Ils n'ont strictement rien à perdre! Tout à gagner, à commencer par l'estime de toute une région. Les Thibault Boulouard, les Thomas Citerin, les Romain Sparazan, les Youenn Canevet (fidèle parmi les fidèles), ces gars du crû seront supportés par tout un peuple, toute une région, qui n'attend qu'une chose: faire de ce moment un liant fort entre les générations, qui cimentera à jamais leur conviction intime de vivre sur un territoire béni des dieux du football.  
 
  Le petit poucet, Spézet (D1) veut faire fi des sept divisions d'écart pour jouer d'égal à égal face à la GSI Pontivy.  

 

 

   
Football. Saison 2013/2014 : les nouvelles recrues des papillons bleus de Spezet 
  Mercredi 21 août. A quelques jours de son entrée en matière en coupe de France à Châteauneuf du Faou, l'équipe-surprise de l'édition précédente (Locminé, CFA 2, 4ème tour, 1-7), Spézet a accédé à la D1, objectif voulu par le staff, les joueurs et les dirigeants. Auteur d'un recrutement encore intéressant, Spézet pourrait jouer les troubles-fêtes, dans un groupe B, qui semble dévolu à Plomodiern, une équipe qui s'est très bien renforcée à l'intersaison.

En haut, de gauche à droite : Youssouf Sali et Benjamin Platat (ils arrivent de la région parisienne, où ils jouaient assez haut en jeunes), Damien Balcon (Gas de Plonevez), Martin Perreira (non muté mais qui jouait en Angleterre) et Romain Riou (DC Carhaix)

En bas, de gauche à droite : Clément Doucen (Cléden-Poher), Fabien Cotty (Plabennec) et Clément Bothorel (non muté ).  
 
  La photo des recrues des Papillons Bleus de Spézet. Crédit photo: Jordi Malard 

 

Les U13/U15 de Spezet en finale

   
Football. U13/U15 Spezet. 6ème tournoi La Montagne (La Paule Plevin)
 
  " Le niveau n'a jamais été aussi élevé que cette année. Nous avons accueilli 60 équipes, 32 clubs différents. On essaiera d'intégrer le club de Motreff pour monter un tournoi de 90 équipes. Encore cette année, faute de places, nous avons dû refuser 39 clubs de Bretagne", affirme l'organisateur du tournoi de La Montagne, Gilles le Moigne. Sur les trois catégories, U11, U13, U15, Spezet a été à l'honneur en atteignant par deux fois la finale.

A une époque, où les regroupements de club se font partout pour maintenir des équipes jeunes, les papillons de Spezet arrive toujours à avoir leur propre équipe en U13, U15 et U17. Cette performance pour une commune de 1.800 âmes est bien réelle. Dominique Martin, éducateur des U13, insiste sur la qualité de la saison vécue par les différentes catégories.

" On réussit une super saison avec les jeunes. En U15, on finit 1er en D1 élite, en étant qualifié aux finales régionales futsall (16 équipes représentées). Les U13 se classent parmi les 90 équipes du district Finistère-Sud, 5ème juste derrière Quimper Kerfeunteun, FC Quimperlé, US Concarneau et la Stella Maris Douarnenez. Nous avons la chance de disposer sur un fort tissu de bénévoles au club, qui réalise du très bon travail, à partir de l'école de foot".

A La Paule - Plévin, sur la 6ème édition du tournoi de La Montagne, les Spézétois auront été avec Loudéac, les grands animateurs de ce 1er mai. En atteignant les finales en U13 et U15, ils auront été seulement battus par Loudéac, deux fois sur le score de 1-0. (Seul but encaissé dans la compétiton par les U15).

La vidéo reprend le parcours des U13, à partir des quart de finale et des U15, à partir de la demi-finale. Les papillons de Spézet sont parvenus deux fois en finale du tournoi sur les catégories U13 et U15.
 
 
  Le groupe U13: Evan Martin, Tony Le Cleach, Maxime Nourry, Valentin Citerin, Adrien Berthelot, Devrig Castel, Erwan Haddou, Thomas Bleuzen, Marc Mell (gardien) 
 
  Le groupe U15: Jason Vouadec (gardien), Thibaut Conan, Cyril Loheac, Théo Bernard, Maxime Blouet, Alexandre Raoul, Tyson Jack, Anthony Cointrel.  

 

 

Spézet sera le seul représentant du Finistère de D2 à se lancer dans l'aventure de ce 4ème tour de la coupe de France. Cet exploit valait bien un éclairage sur les joueurs de l'équipe première des Papillons. Nouvel entraîneur au club, Jérôme Lucas dresse le portrait-type de ces joueurs. Avec l'aide de son adjoint, Nicolas Even.  
   
 
1.  Florian Le Moal, gardien de but: 
  "Il est issu du club. Il est jeune, 17 ans mais il mesure 1,97m. Malgré sa taille, il est fort sur sa ligne et est capable d'aller chercher vite les ballons au sol. Il est passé par le centre de formation du Vannes OC. Avec du travail, il peut monter haut. Sa marge de progression est importante. C'est sa première expérience en senior. Je pense que Spézet était l'endroit idéal pour qu'il emmagasine de la confiance et qu'il appréhende ce niveau, nouveau pour lui". 
2.  Thomas Citerin, latéral droit, 24 ans:  
  " Il a grandi avec le club. C'est un joueur assez rapide, qui a un bon jeu au pied. Il relance propre et il est régulier dans ses matchs. Jeune, il a joué en PH à Gourin mais avec l'âge, il a reculé d'attaquant à latéral. Bon sur coup-franc, il peut être amené à les tirer en match". 
3.   Romain Sparazan, latéral gauche, 22 ans:  
  " Même profil que Thomas, joueur vif, avec une grosse qualité de vitesse. Il est passé de milieu de terrain à latéral. Il vient de Plonévez du Faou en PH/D1. Il manque encore d'expérience dans ses placements à ce poste mais il est régulier dans les bonnes performances depuis le début de la saison" 
4.  Gianni Di Maggio, stoppeur, 21 ans: 
  " Il a effectué une demie-saison en DSR à Carhaix, après un passage à Landeleau. De part sa corpulence, il joue beaucoup par son physique dans les duels. Ce qui en D2 peut provoquer des décisions arbitrales à son désavantage. Il a une grande protection de balle et une qualité de passe au-dessus de la moyenne. Il faut savoir le gérer mais avec Sébastien Le Cam, il forme une paire complémentaire car il est plus dans un registre de couper les trajectoires ou compenser par un bon placement". 
5.  Sébastien Le Cam, stoppeur, 30 ans: 
  " Il jouait à Dirinon en DRH. Un joueur qui va au duel et qui est bon au marquage. Je ne sais pas pourquoi il jouait latéral car il a toutes les qualités pour être dans l'axe d'une défense. Son impact physique est important avec beaucoup d'envie. Avec lui, tu peux être sûr qu'il ne lâchera jamais rien en match" 
6.  Nicolas Le Moal/Youenn Canevet, 27 et 21 ans, milieux défensifs: 
  " Je ne peux les dissocier tellement ils me semblent complémentaires. Chacun avec ses qualités. Nicolas est plus porté sur le physique et l'endurance. Il court beaucoup sur le terrain. Mais il progresse dans son jeu de passe. Il a besoin qu'on lui fasse confiance et qu'on l'encourage. C'est quelqu'un d'important dans notre système de jeu.

Youenn a plus de qualités techniques. Il est moins costaud physiquement que Nicolas. A l'aise dans le jeu à terre, il est plus en difficulté dans les airs. Il manque encore d'expérience".
 
8.   Jonathan Ducoat, milieu offensif, 27 ans:  
  " Un joueur très rapide avec une grosse qualité de passe. Il est très porté sur l'offensif et veut toujours aller de l'avant dans ses prises de risque. Il est aussi endurant, ce qui lui permet d'assurer son remplacement défensif sur un match entier"  
9.  Jérôme Lucas, 28 ans, vu par le président Jean-Luc Briant et son adjoint, Nicolas Even: 
  " Un joueur complet avec un gros jeu de tête. En rigolant, il nous a fait un peu peur quand il n'en a pas mis un en match amical. Mais après il s'est bien rattrapé en marquant presque dix buts dans les quatre premiers matchs de la saison. Il vient de Leuhan en D2 mais il a joué en DRH. A notre première rencontre, nos étions convaincus de son grand potentiel comme entraîneur. S'il passe ses diplômes, je pense très sincèrement qu'il peut aller très haut dans ce poste". 
10.  Ewen Cozic, milieu de terrain offensif, 27 ans:  
  " Il est revenu cette année dans son club de formation. Un très bon joueur, avec du foot plein les pieds. Il possède une très bonne vision qui lui permet de faire les choix justes. Il est polyvalent même si je le préfère dans l'axe. Il marque beaucoup sur coup de pied arrêtés". 
11.  Manu Join, milieu offensif, 25 ans: 
  " Il a joué à Carhaix (DRH) ou Plonévez (PH). Très bon joueur avec des qualités techniques qui peuvent en faire un 10 à l'ancienne. Il revient petit à petit. Il fait partie de la génération U15 qui avait été championne du Finistère. De grosses qualités mentales et physique qui font de lui un joueur important pour un, entraîneur". 
12.  Julien Labbé, 21 ans, attaquant: 
  " Des grosses capacités. A 17 ans, il jouait déjà avec Plonévez en PH. Très rapide, assez vif sur une courte distance. Il faut qu'il travaille physiquement. C'est un joueur qui se repose beaucoup sur ses qualités naturelles mais il doit chercher encore plus haut. Il a un grand potentiel et est adroit devant le but. Il doit se faire violence pour passer un cap". 
13.  Pierre Le Goff, 18 ans, attaquant: 
  " Lui, je ne comprends toujours pas comment il pouvait jouer en D3 avec Gourin. C'est la surprise du début de saison. Un joueur très technique, très rapide qui peut faire une différence sur un geste. Il a besoin d'être bien pour donner le maximum. Il amène de la concurrence au groupe. Face à Melgven, nous avons tous apprécié sa réaction car il n'est pas rentré mais il était aussi content d'avoir partagé ce moment avec le groupe. Un superbe découverte à tous points de vue".  
14.  Bruno Cochen, attaquant, 38 ans: 
  " C'est un joueur avec une grosse expérience. Il a toujours envie, à 38 ans, de jouer en équipe première. Quelqu'un de précieux car il peut jouer à tous les postes sur un terrain. On peut compter sur lui. Il a joué plus haut à Carhaix en ligue. C'est un relais pour certains joueurs. Il montre l'exemple et est compétiteur dans l'âme. Il fait tout pour être titulaire et amène de la concurrence"  

 

David contre Goliath

 
Football. 4ème tour de la coupe de France. Spézet (D2) - Locminé (CFA 2), dimanche 15h 
La baguette magique de la coupe de France exauce chaque année le rêve les plus fous de certains clubs. Le paradoxe de ce tirage du 4ème tour entre Spézet (D2) et Locminé (CFA 2), outre les sept divisions d'écart, est le retournement de la situation vécue. L'an passé, les Morbihannais avaient fait vibrer la France entière en tenant en échec, en 32ème finale jusqu'au bout le Paris Saint-Germain , entraîné pour la première fois par Carlo Ancelotti (1-2). Le rôle du petit est cette fois endossé par Spézet (D2), qui n'avait plus connu tel bonheur depuis 29 ans.

Tout un territoire en Centre Bretagne vibrera à l'unisson pour supporter les Papillons Bleus. Vendredi dernier, le plaisir était grand d'aller à la rencontre des tombeurs de Melgven (DRH, 2-2, 10-9 tab). Et il était réciproque. L'accueil fut des plus chaleureux au sein d'un groupe heureux de vivre à fond cette aventure unique. " Nous étions confiants avant la rencontre face à Melgven. Nous n'avions plus connu le 4ème tour de la coupe de France depuis 1983. A l'époque, Spézet jouait en DSR avec les trois frères Tallec, les Riou ou Cardin. Nous avions poussé jusqu'au 7ème tour battu par l'AS Brest. Nous avons été à deux ou trois points de monter en DH. C'était une époque dorée dans notre région car Carhaix évoluait en D3 et Landeleau en PH. Il nous manque aujourd'hui une locomotive pour entraîner les autres clubs aux alentours. Le club vit actuellement une belle dynamique. Nous sommes 180 licenciés en présentant une équipe dans chaque catégorie d'âge, U11, U13, U15, U17", explique Jean-Luc Briant.

En 2008, Spézet était à l'agonie avec une descente en D3. Président depuis trois ans, Jean-Luc Briant, 33 ans, parle de son attachement sincère à son club. " A Spézet, pour une commune de 2000 habitants, nous comptons 60 associations. Il règne une ambiance spéciale, ici. Beaucoup de nos étudiants reviennent chaque week-end de Rennes ou de Brest. Moi-même, j'étais parti sur Nantes mais Spézet me manquait. Revenir au pays était une décision logique. Nous nous sommes pris en main tous ensemble avec un comité directeur rajeuni. La priorité était de restructurer l'école de football. Avant, nous arrivions à former des jeunes mais ils partaient vers les clubs extérieurs en U15 ou U17. Cette fois, nous avons réussi à les garder. La génération qui suit est prometteuse. Nous visons la montée en D1, cette année", relance Jean-Luc Briant.

500 à 600 spectateurs attendus

Il se passe vraiment quelque chose en ce moment à Spézet. Le groupe vit bien. A l'entraînement, 30 joueurs sont régulièrement présents à l'entraînement. De quoi envisager une équipe C en 2013/2014, un élément rare dans le paysage morose actuel pour les formations réserves de bien des clubs. Avec l'arrivée d'un trident offensif, impressionnant pour la D2 avec Ewen Cozic (Châteaulin, DSR ou PH) Jérôme Lucas (Ploeuc sur Lie, DRH) et Julien Labbé (Plonévez du Faou, PH ou D1), Spézet possède en plus des jeunes comme Quentin Le Hannier, ou le gardien Florian Le Moal qui sont prêts à éclater à bon niveau.

Evidemment, les Papillons bleus (du nom des premiers footballeurs de Spézet en 1920 qui étaient vêtus d'un noeud pap' de cette couleur) suscitent le plus grand respect de Locminé même si ces derniers n'ont pas encore pris de renseignements sur cette équipe invaincue en D2 (deux matchs, deux victoires). Entraîneur de Locminé, Didier Noblat ne fera certainement pas l'impasse sur ce match. " Nous viendrons avec les joueurs que je sentirais les mieux armés pour battre Spézet. Je me suis surtout concentré sur le visionnage de la vidéo contre Granville (2-1, CFA 2). Ca serait une catastrophe pour le club de ne pas se qualifier. Nous devons faire abstraction de la hiérarchie et considérer Spézet comme une équipe de CFA 2. Nous avons un respect total de notre adversaire. Par rapport à notre aventure de l'an passé, c'est devenu plus facile de motiver les joueurs. Je vais me renseigner sur cette équipe de Spézet. C'est important de connaître les forces et faiblesses de l'adversaire.".

Secrétaire du club Morbihannais, Jean-Pierre Lorgeoux parle de la difficulté pour un club Breton de sortir de la ligue Bretagne. " Notre région est une des ligues en France qui compte le plus de clubs. C'est très dur d'atteindre les 32ème de finale. Dans toute l'histoire de la Saint Co', nous avons réussi à parvenir trois fois en 32ème fois. Spézet n'est pas une rencontre facile. Un tour n'est facile quand il est passé".

Dimanche après-midi, 500 à 600 spectateurs devraient assister à ce match. 90 minutes de bonheur, voir plus si affinité, seront au programme des Spézétois. Si l'exploit est au bout, nul doute que le club house, le Schelton, un des bars de la commune ou même le Spot, la boîte de nuit locale, devraient abreuver le plaisir des Spézétois de communier cette fête du football jusqu'au bout de la nuit.  
Spézet, tombeur de Melgven au troisième tour, défie ce coup-ci la Saint-Colomban de Locminé (CFA 2). Crédit photo: Pierre L'Haridon 
Didier Noblat ici au côté de l'entraîneur du Paris Saint-Germain, Carlo Ancelotti. Crédit photo DR 
Locminé avait vécu une aventure unique l'an passé en tombant les armes à la main face au Paris Saint-Germain (1-2). Crédit photo: DR  

 

Spézet, c'est fou!

 
Football. 3ème tour de la coupe de France. les Papillons Bleus de Spézet (D2) 
40 joueurs aux premiers entraînements était un premier indice, suffisamment sérieux, pour suivre à la trace cette formation de Spézet en 2012/2013. Ces premiers signes trompent rarement en sport. " On joue comme on s'entraîne", ce fort nombre sur les séances est un révélateur d'une volonté forte des joueurs de s'inscrire à un projet dans la durée. Les Spézétois (D2) nous avaient promis le 4ème tour de coupe de France. Ils ont tenu parole, après un match de folie face à Melgven (2-2, 10-9 aux tab).

Joint dans la semaine, précédant le match, le président, Jean-Luc Briand était relativement confiant sur les chances de qualification de Spézet (D2) face à Melgven (DRH). Un discours évidemment surprenant quand on connait les trois divisions d'écart entre les deux clubs. " Très honnêtement, nous n'avons pas le profil d'une équipe de D2. Sur le papier, ça se rapproche plus à une équipe de D1, avec des joueurs comme Jérôme Lucas (Rostrenen, DRH), Gianni Di Maggio (Carhaix, DSR), Ewen Cozic (Châteaulin, DRH ou PH), Florian Le Moal (centre de formation de Pontivy). Nous étions ultra-motivés par ce tour de France. Les joueurs ont mérité leur qualification. Nous avons dominé Melgven. Nous aurions du éviter les prolongations si nous avions concrétisé nos actions dangereuses. Les visiteurs ont fait preuve de réalisme contrairement à nous. Ils doivent avoir trois ou quatre occasions dans le match et ils nous en mettent deux. Notre gardien, Florian Le Moal, 17 ans (1,95 m) sort le premier et le dixième pénalty de la série".

Seule équipe de D2 à poursuivre l'aventure.

Seule équipe de D2, à faire, jeudi à 19h, le déplacement à Ploufragan, pour le tirage du 4ème tour de coupe, Spézet (D2) mord dans cette aventure. " Les joueurs s'étaient promis d'aller chercher les maillots. C'est fou toutes les émotions reçues sur ce match. J'ai même fini à la douche (rires)! Maintenant, place au championnat. Quelque soit le tirage peu m'importe l'équipe rencontrée car la coupe est maintenant du bonus. Nous avons rempli notre contrat. Cette compétition reste la récompense des joueurs", conclut jean-Luc Briand. 
Les héros Spézétois par poste sur le terrain de ce 3ème tour:
1- Florian Le Moal, 2- Thomas Citerin, 3- Romain Sparazan, 4- Gianni Di Maggio, 5- Sébastien Le Cam, 6- Nicolas Le Moal, 7- Youenn Canevet, 8- Jonathan Ducoat, 9- Jérôme Lucas (double buteur face à Melgven), 10- Ewen Cozic, 11- Manu Join, remplaçant: 12- Julien Labbé, 13- Bruno Cochen, 14- Quentin Le Hannier, 15- Pierre Le Goff, 16- Stéphane Ponthou, coach: Jérôme Lucas  

 

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