Cormorans Sportifs de PENMARC'H

Les cormorans créent un contrat d'avenir

 
Football. OFFRE D’EMPLOI CORMORANS SPORTIF DE PENMARC’H 
Jeudi 17 avril. Le club des Cormorans sportif de Penmarc'h, 200 licenciés, a débuté ses recherches pour la création d'un contrat d'avenir de 1 à 3 ans avec un titulaire à ce poste de moins de 26 ans. Ces prérogatives seront fixées à travers plusieurs missions de fonctionnement général d'un club. A travers cette création d'un poste salarié, le club entend poursuivre son développement sportif et éducatif. Si vous êtes intéressé(e)s par ce profil, vous pouvez contacter directement le club via mail ou portable.

Mission :
Le club de football des Cormorans Sportifs de Penmarc’h (200 licenciés) recherche un Educteur sportif en charge de la formation et de l’encadrement des jeunes. Il interviendra également dans le cadre des temps d’activités périscolaire mis en place à la rentrée prochaine dans les écoles de la ville.

D’autres missions comme le secrétariat et l’intendance générale du club lui seront confiées.

Profil :
Vous avez moins de 26 ans, vous êtes passionné de football, sensible au projet associatif en général, autonome et pédagogue.
Dans le cadre de votre parcours et de vos missions, le club vous offrira la possibilité de vous former, et de vous faire valider des formations professionnelles.

Contrat / salaire :
Ce contrat est un CDD de 1 à 3 ans et rentre dans le cadre du dispositif contrat-emploi-avenir (CAE) à 35 heures / semaine. La rémunération est au SMIC.

Si vous êtes intéressés, merci de prendre contact au 06.77.37.14.74 ou par mail cspenmarch@orange.fr  

 

L'EQUIPE TYPE

 

La réserve se mue en troupe d'élite

   
  Football. D2, poule E. CS Penmarc'h B 
Jeudi 19 décembre. " En première, il ne faut pas se mentir, le maintien sera extrêmement compliqué. Notre ambition se place plus sur l'équipe réserve et les U17, qui promettent beaucoup", assurait l'entraîneur-joueur de la A, Yohan Madec, en Août. Ces paroles partagées trouvent tout leur sens, après 5 mois de compétition. En DSR, les Cormorans, lanterne rouge, devront cravacher pour une prolongation de bail. Par contre, en D2E, la réserve réalise une excellente première partie de saison, avec des artificiers, comme Jérémy Jadé, Mickaël Guivarch, Olivier Calvez, Kévin Le Fourn et Kévin Le Corre, qui ne dépareilleraient certainement pas à l'étage supérieur.

Quand un club se trouve pris d'asphyxie, les jeunes amènent une sacrée bouffée d'air et d'optimisme pour remettre une structure sur de bons rails. Le club de l'inoxydable président, Jean-Pierre Le Brun a toujours trouvé sur sa destinée, des hommes capables de se retrousser les manches pour le bien commun d'un club, qui est une véritable institution pour tous les amoureux du football dans le Sud-Finistère. Tombé aux champs d'honneur, de la promotion en 2009/2010, le général-chef, Yohan Madec était alors revenu au bercail, pour insuffler une mentalité de gagneur, à son groupe. Sur le terrain, le "grand Max", Maxime Stanzel, avait été tout simplement étincelant, sur les trois dernières saisons. Les trentenaires peuvent désormais souffler. Les braises de leur volonté a pris chez les jeunes. Kévin Le Corre, Paul Percelay, et Thibault Le Cléach (25 à 27 ans) forment la nouvelle triade de l'avenir du club, dans son encadrement.

Un purgatoire espéré d'un an

En s'activant tout le week-end, sur les catégories jeunes, et les équipes seniors, le CS Penmarc'h s'est prémuni d'une assurance tout risque. Dans le pays Bigouden, l'amour pour le football est total. La passion y est forte, même poussée à un extrême. Plus mauvais 10ème des trois poules de D1, en 2012/2013, le CS Penmarc'h B est descendu en D2, en se jurant en interne, que ce purgatoire ne durerait pas plus d'un an. Aux manettes, Kévin Le Corre (Ex TGV) a pris la succession de Stéphane Spingler, qui avait fait monter l'équipe en 2011/2012. Le bouton de l'ascenseur a donc été activé à chaque fin de saison, dans un sens comme dans l'autre par la réserve. Kévin Le Corre se donne pour mission de faire remonter sportivement l'équipe réserve en D1, pour l'y établir sur quelques années. " Il nous reste deux matchs pour être sacrés champion d'Automne. Nous sommes premiers avec deux points d'avance sur Tréméoc et trois sur la réserve de Plonéour. Ca se jouera entre nous trois, avec les Portugais, qui ne sont pas décrochés. La jeunesse a pris en main le club. Quand nous voyions les anciens, s'investir autant, nous nous devions de les aider pour faire progresser le club. C'est un passage naturel de relais. La priorité est d'avoir des éducateurs formés sur nos catégories. Avec Paul (Percelay) et Thibault (Le Cleach), nous sommes partis dans cette idée, accompagnés par l'ensemble du bureau. En réserve, nous avons connu un départ très difficile, avec deux matchs nuls (2-2) dont un face à Tréméoc, arraché dans les dernières minutes".

La rélégation, un mal pour un bien?

La défaite face à Plogonnec a laissé des traces, l'an passé. Menant 2-0, la réserve de Penmarc"h n'aurait jamais dû perdre 2-3, ce match, qui était synonyme de relégation en D2. Redescendre est un mal pour un bien si l'analyse de l'échec sportif est le bon. Un échec est toujours une leçon à tirer vers une réussite future. Elle est même une chance à trouver ou à affronter dans son parcours. " Nous avons une excellente génération en U17. Nous fondons beaucoup d'espoirs sur celle-ci. Yohan Madec, quand il est revenu au club, avait fait de la formation au club, la première des priorités. Nous maintenons le cap. Il se passe quelque chose d'extraordinaire au club. A chaque victoire des seniors en A ou B, les jeunes de l'école de foot aux U17 nous précèdent dans les vestiaires. Et nous faisons ensemble le cri de la victoire. Ca crée une identité club et un lien fort entre les générations".

Remis sur la bretelle d'accès de la D1, le CS Penmarc'h entend prendre l'autoroute, pour composter son billet d'accès, au prochain péage, en mai 2014. L'équipe a assurément les moyens, avec des joueurs de la qualité d'un Olivier Calvez, véritable dynamiteur de défense à cet étage, dont la vitesse est une arme irrésolvable par toutes les charnières centrales de la poule. En tête sur la poule aller, les Cormorans veulent prendre leur distance au plus vite, avec le peloton de chasse.  
 
  La réserve des Cormorans de Penmarc'h est actuellement leader de sa poule en D2, poule E, avec à sa tête, Kévin Le Corre.  

 

Effectifs  
Gardien: Cédric Cloarec
Défenseurs: Damien Riou, Jordan Le Gars, Manuel Diquelou, Valentin Briec, Maxence Le Borgne, Tanguy Le Gars, Fabien Canevet
Milieux de terrain: Kévin Le Corre, David Le Tallec, Bruno Seven, Mickaël Girier, Olivier Calvez, Fabien Drouiller, Jordan Quenet,
Attaquants: Kevin Le Fourn, Mickäel Guivarch, Jérémy Jadé  

 

 

L'EQUIPE TYPE

 

 

" Se battre avec nos armes"

   
  Football. DSR. Le tour des club : CS Penmarc'h 
Vendredi 30 août. Redescendus dans les affres de la promotion d'honneur en 2009/2010, les Cormorans de Penmarc'h se sont remplumé pour se poser en DSR. Après une première saison réussie en milieu de tableau (6ème, 49 points), l'adage qui veut que la seconde saison, pour un promu, est sans doute la plus délicate à gérer, s'avère souvent vrai. Le collectif et l'esprit d'équipe ne sont pas un vain mot, à Penmarc'h. Ils consituent la bouée de sauvetage pour un maintien en DSR. La réelle volonté du club du président Jean-Pierre Le Brun se situe sur l'équipe B et C, qui ont un vrai bon coup à jouer dans leur championnat de D2 et D3.

Le CS Penmarc'h n'est pas une équipe, comme les autres dans le Sud-Finistère. Fruit de ses exploits dans les années 70 (D3 de 1974 à 1978), ou de ses parcours spectaculaires en coupe de France, ce club a une âme particulière, entretenu par les multiples générations passées, à la pointe de Saint-Guenolé. Au bout du Pays Bigouden, Penmarc'h est reparti de l'avant, sous la direction de l'entraîneur-joueur, Yohan Madec.

Pour cette nouvelle saison, le challenge en DSR s'annonce délicat. Il faudra tenir avec un état d'esprit au-dessus de la moyenne pour rivaliser avec les autres équipes. Conscient de ses limites et de ses faiblesses, le CS Penmarc'h a recruté des joueurs à fort potentiel en district mais à qui il manque encore une culture tactique et une discipline de replacement, dès la perte du ballon.

Tenir deux ans avant de faire la soudure avec une génération U17, particulièrement prometteuse, est la voie suivie par les Cormorans pour prendre pied dans ce niveau régional. Penmarc'h se soude dans la difficulté. Avec en crédo de jouer au football et ne pas se recroqueviller dans sa moitié de terrain pour placer des contres.  
 
STADE MUNICIPAL
66 RUE DE KERONTEC
29760 PENMARCH

Président : Jean Pierre LE BRUN
Entraîneur : Yohan MADEC
Site : http://cspenmarch.footeo.com/

Buts marqués saison 2012/2013 : 25 buts
Buts encaissés saison 2012/2013 : 37 buts 

 

Départs   Effectifs   Arrivées  
Gregory Pennarun (TGV, D1)
Gaëtan Le Pape (TGV D1)
Laurent Kersaudy ( TGV D1)
Romain Rolland ( Tréogat D2)
Gaetan Brevune (Tréméoc D2)
Guillaume Autret (Ploneour D2)  
Gardien: Florent Carval
Défenseur: Maxence Le Borgne (2), David Quiniou (4), Vincent Lucas (5), Franck Le Gall (3), Julien Monfort
Milieux de terrain: (3 milieux défensif) Gaétan Loussouarn (Maxime Stanzel), Jordan Quenet, Paul Percelay
Milieu offensif: Thibault Le Cleach (cap), Yohan Madec
Attaquants: Olivier Calvez, Kevin Drezen, Loïc Baclay, Fabien Drouiller, Mickaël Girier, Donovan Cochereau  
David Quiniou (US Pluguffan, D1)
Mickael Girier (US Pluguffan, D1)
Loïc Baclet (US Pluguffan D1)
Jérôme Ferrand (Plomeur D2)
Kevin Le Fourn (Plomeur D2)
Christophe Bescond (Plomeur D2)
Nicolas Calvez (Saint-Jean Trolimon D2)
Donovan Cochereau (Combrit D2 U19)
Valentin Briec (QKFC U19)
Christophe Cottin (FC Ploneour U19)
Florent Bolzer (reprise)
Renaud Drézen (reprise)
Fabien Canevet (reprise)  

 

Yohan Madec, coach de Penmarc'h:

" Le groupe a changé avec l'intégration de nouveaux joueurs. On rebâtit une équipe. Les caractéristiques ne sont plus les mêmes. Je pars sur un nouveau système de jeu. La qualité est là mais le groupe de DSR sera plus relevé que l'an passé avec des équipes comme le CEP Lorient, Pontivy B ou Vannes C. On ne joue pas dans la même cour. La montée de la B en D1 est notre priorité. On se battra avec nos armes en jouant au football. Si nous ne fonctionnons pas en équipe, nous sommes condamnés à la descente en DRH. On mettra en avant nos valeurs: le travail, la cohésion, l'amitié et la solidarité pour nous en sortir".  

 

L'oeil du capitaine Thibault Le Cleach,

" L'équipe a beaucoup changé. Nous avons beaucoup de joueurs, cette année pouvant prétendre jouer en 1ère. Nous n'avons pas forcément le même bagage technique que certaines équipes. Nous n'aurons pas forcément la maîtrise du ballon. Il ne faudra pas baisser les bras dans un match si nous n'avons pas la possession. Nous jouerons avec nos propres forces, avec nos valeurs de combativité et solidarité. C'est sans doute un bien pour le groupe toutes ces arrivées. Nous tournions avec le même groupe depuis trois ans. On sent plus de concurrence aux entraînements. Le maintien sera compliqué mais nous nous battrons jusqu'au bout. Le niveau de compétition sera plus dense, plus relevé que l'an dernier. Pour s'en sortir, nous devons gagner un maximum de matchs à domicile."  

 

 

Maxime Stanzel. Le grand Max est de retour!

 
Football. Les Cormorans de Penmarc'h. Maxime Stanzel 
Les valeurs du football se consument peu à peu dans le monde professionnel. Le fiasco de Knysna à la coupe du monde 2010 en Afrique du Sud a mis en lumière le fossé grandissant entre le milieu amateur et le monde professionnel. En France, la dérive s'est produite dans le milieu des années 80 avec l'arrivée des présidents omnipotents, Claude Bez à Bordeaux ou Bernard Tapie, à l'Olympique de Marseille. Comparer Maxime Bossis, 76 sélections en équipe de France à Maxime Stanzel, joueur emblématique du CS Penmarc'h est un parti-pris audacieux mais ces deux joueurs ne sont pas loin de partager les mêmes valeurs du football.

Maxime Bossis était d'un footballeur d'un autre temps, celui où le contrat et le lien avec son club formateur avaient encore un sens. 12 ans au FC Nantes (1973-1985), une escapade de quatre ans au Matra Racing de Jean-Luc Lagardère et un retour aux sources pour une dernière saison chez les Canaris. Propre sur l'homme, fin dans ses relances et son placement, le Vendéen a gagné l'admiration de ses partenaires et de ses adversaires. Affublé du surnom " Le grand Max" pour sa taille (1,86m) et pour son talent sur le terrain, ce stoppeur-libéro a fait le bonheur des années Hidalgo en équipe de France (1976-1984).

A Penmarc'h, Maxime Stanzel mérite également ce surmon du grand Max tant son parcours n'est pas commun pour un simple joueur de club. A 31 ans, Maxime Stanzel respire le football à l'état pur, celui d'une passion d'enfant qu'on continue à cultiver à l'âge adulte. " J'ai toujours joué aux Cormorans de Penmarc'h de l'école de football jusqu'en équipe première senior. Par mon travail dans l'industrie agro-alimentaire, je suis toujours en déplacement. Je suis le roi de la route (rires). Mon bureau est à Brest, je monte une fois par semaine à Paris et Lille. Je n'ai plus le temps de m'entraîner avec le groupe senior. Je m'accorde un footing, le vendredi soir et le samedi matin pour décompresser de la semaine et être prêt physiquement pour les matchs du dimanche".

Maxime Stanzel, c'est la fidélité même à son club de toujours. Jamais l'envie lui a pris d'aller voir si l'herbe était plus verte ailleurs. Là où l'histoire n'est pas banale, c'est un investissement au-delà du rationnel pour les Cormorans. " Le club de Penmarc'h, c'est comme une seconde famille. Comme nous sommes limités dans notre recrutement, nous sommes obligés d'avoir un lien fort entre joueurs. Quand Yohan Madec a été nommé entraîneur-joueur, il m'a demandé de revenir dans l'équipe en 2009. Pour des raisons familiales et professionnelles, j'avais dû arrêter le foot. Je suis revenu pour lui, pour le club et pour les potes. Ca m'a fait mal de voir ce club, qui a joué en D3, évoluer en PH. Les anciens, Yo Madec, Greg Pennarun, Nico Scuiller ou Damien Riou, nous avions tous envie de prouver aux autres clubs que Penmarc'h méritait mieux que la PH. On transmet ses valeurs aux plus jeunes. J'ai l'habitude de dire qu'on est pareil dans le football comme dans la vie. Le sport est la meilleure école de vie. Celle où tu peux t'épanouir et réussir des choses exceptionnelles avec la force d'un groupe".

Joueur au club, un temps formateur avec son frère, chez les U15 et U17, le grand Max (1,90 mètre) est toujours indéboulonable à son poste de milieu récupérateur. Comme Maxime Bossis, il aime le beau jeu. Comme Maxime Bossis, il aime prendre la balle dans les pieds de l'adversaire sans user d'une violence déplacée. Comme Maxime Bossis, il est resté fidèle à son club de toujours.

L'anecdote la plus frappante d'un état d'esprit? " Lors de mes premières années à Paris, dans le travail, j'ai réalisé pendant deux années, le trajet Gare de Montparnasse - Penmarc'h, tous les week-ends pour jouer avec les Cormorans. Je finissais le travail à 18h, le vendredi, je grimpais dans le dernier train de Paris à Quimper. Je rentrais le samedi matin pour entraîner les jeunes, le samedi après-midi. Le dimanche, c'était jour de match. Et je reprenais le train, le dimanche soir à Quimper. J'arrivais à mon domicile Parisien à 1h30 du matin pour repartir pour ma semaine de boulot à 8h30, le lundi. C'était un rythme de fou".

Cet exemple en est un parmi d'autre. Des Max Stanzel, il y'en a d'autres dans le Finistère-Sud. Il est là pour rappeler l'extraordinaire lien social que constitue ce sport. Premier de son groupe, à trois journées de la fin, le CS Penmarc'h revit un second âge d'or avec ce mélange d'anciens et de jeunes, encadrés par Yohan Madec. Symbole d'un club où il fait bon vivre, Maxime Stanzel espère remonter son club en DSR. Fierté de Penmarchais oblige!  
Le CS Penmarc'h (1er en DRH) vit actuellement une renaissance sportive. Garant d'un esprit club, Maxime Stanzel représente bien une certaine conception des valeurs du football aux Cormorans. Crédit Photo : Fanch HEMERY 

 

La renaissance sportive du CS Penmarc'h

 
Football. Les Cormorans Sportifs de Penmarc'h 
Au fond du gouffre en 2009/2010, avec une relégation en promotion d'honneur, le CS Penmarc'h est en train de renaître au grand jour avec un recentrage sur les valeurs de solidarité et d'esprit de groupe. Chantre de cette renaissance sportive, Yohan Madec, emblématique joueur des Cormorans, qui est revenu dans le club de son coeur, après un crochet à Plobannalec-Lesconil. En deux ans en tant qu'entraîneur-joueur, le club est revenu en DRH et joue le titre, cette saison dans cette division. Interview avec Yohan Madec.

Revoir Penmarc'h en haut du tableau fait un grand bien à tous les nostalgiques de la grande époque. Comment en deux ans, le club a fait sa mutation pour repartir dans le bon sens?

" Nous savons très bien qu'avec notre position géographique, nous ne pouvons pas attirer des joueurs dans un rayon de plus de 20 kilomètres. Nous n'en avons pas les moyens. Il a fallu se recentrer sur un esprit club. Depuis quelques temps, Penmarc'h était dans une période noire malgré le bon travail des anciens coachs, Christophe Le Goff ou Nicolas Scuiller. C'est dur en tant que Penmarchais de voir le club en PH alors qu'il a connu la D3 dans les années 70. Nous n'avons pas fait un gros recrutement. Seul Julien Monfort nous a rejoint, cette année. La première année, j'ai réussi à amener dans cette aventure sportive, quelques anciens comme Maxime Stanzel, Vincent Lucas ou Greg Pennarun. C'est parti comme ça. Outre l'équipe première, notre réserve fait également un super championnat en D2. A quatre journée de la fin, elle est assurée de retrouver la D1.".

Vous-même, vous avez hésité à l'été 2010 avant de reprendre le rôle d'entraîneur. Était-ce si dur de quitter sa seule tenue de joueur?

" Ce n'est pas simple. J'ai toujours été joueur et je le serais toujours. Je savais qu'il y'avait un bon réservoir jeune mais il fallait les encadrer avec quelques anciens. Nous avons une équipe dans toutes les catégories d'âge sauf en U17 et U19. En U15, nous avons une entente avec Plomeur. Par exemple, quand on compare les clubs à la lutte avec nous pour la montée, c'est presque anormal de se retrouver en une aussi bonne position. L'AS Brest, qui est un point au-dessus de nous au classement, a deux équipes de U19 et trois U17. On se bat avec nos moyens. Un joueur comme Max Stanzel est énorme. Il est emblématique d'un profond attachement des joueurs au club. Il est toute la semaine entre Paris et Lille. Il ne s'entraîne jamais avec nous mais depuis deux ans, il fait le trajet Paris-Penmarc'h tous les weeks-end pour jouer avec le club de son enfance. C'est ce que nous anciens, nous essayons à notre niveau d'inculquer au plus jeune. Parfois, certains jeunes ne le comprennent pas. On n'est pas là pour faire un match de loisir. On ne se contente jamais du minimum. On n'avance pas de cette façon. On veut gagner, être les premiers. Ce groupe tire sa force d'un sacré esprit de revanche. On voulait montrer à tous qu'on valait mieux que la PH. Il y'a beaucoup de fierté et d'amour-propre dans cette équipe".

A quatre journées de la fin, avec 54 points, vous êtes en position d'une seconde montée consécutive. Comment se fait-il pour un promu?

" Avant le match de Châteaulin, on s'était dit que celui-ci serait déterminant pour lever le voile sur nos ambitions. On a gagné 1-0. Nous sommes deuxième à un point de l'AS Brest. On joue dans un championnat à cinq équipes maintenant. Il y'a quatre matchs à jouer. Si nous les gagnons tous, nous montons. L'équipe est un petit "Athletic Bilbao". Sur notre groupe de la première, seul Julien Monfort (Plobannalec) et Greg Pennarun (Brest) ne sont pas passés par l'école de foot de Penmarc'h. Tous les autres ont fait leur classe à l'école de foot et dans les catégories jeunes. Nous visions seulement le maintien. Si nous montons, nous devrons absolument renforcer l'équipe de trois à quatre joueurs pour tenir en DSR. Nous sommes qu'à deux entraînements par semaine. la plupart n'en font qu'un. Comparé à un club comme la Stella Maris qui est à quatre entraînements ou à Trégunc qui s'entraîne trois fois, ca laisse du chemin mais aussi une marge de progression car mon équipe n'a pas atteint son maximum. On affronte Melgven (5ème, 50 points) dans deux semaines. Cette équipe est surprenante car elle est en pleine bourre et sera dans le coup pour une montée en DSR. Elle n'a plus perdu depuis neuf matchs. C'est un gros challenge d'aller chercher un résultat là-bas".  
Le groupe des Cormarans 2011/2012: Cédric Cloarec, Thibault Le Cleach, Greg Pennarun, Vincent Lucas, Franck Le Gall, Manu Diquelou, Maxime Stanzel, Jordan Quenet, Paul Percelay, Julien Monfort, David Stephan, Kevin Le Corre, Kevin Drezen, Laurent Scuiller, Nicolas Scuiller, Olivier Calvez, Yohan Madec.  

 

Penmarc'h pouvait espérer mieux

   
  Football. DSR. Penmarc'h - Plouhinec 2-2
 
Dimanche après midi, à Penmarch, les spectateurs ont assisté à un duel de milieu de tableau plaisant, entre deux équipes qui ont su profiter de leurs temps forts respectifs pour marquer. Dominé dans l'ensemble par les locaux, Plouhinec a eu le mérite d'avoir été réaliste et aurait même pu réaliser un petit hold-up si Eric Dutin avait concrétisé son dernier face à face devant le gardien Penmarchais, Florent Carval. Au final, les deux équipes se quittent sur un score de parité (2-2).

Il ne fallait pas arriver en retard, puisque dès la 3ième minute, Penmarch ouvrait le score sur la première offensive du match. Calvez, bien lancé côté gauche, enroulait une frappe splendide qui se logeait dans la lucarne du gardien Capiste, Le Corre ne pouvait que constater les dégâts et les locaux ne pouvaient mieux démarrer la partie.

Penmarch allait alors monopoliser le ballon, les joueurs de Yohan Madec étant bien en place. Plouhinec se montrait trop désorganisé et ne se montrait dangereux que par l’intermédiaire de Druon sur un coup franc coté droit que Carval négociait parfaitement malgré la trajectoire plongeante du ballon. Les offensives noires et jaunes faisaient mal notamment par l’intermédiaire de Calvez, intenable sur son coté gauche.

Et pourtant, à la 24ème minute, sur leur première véritable occasion, les capistes ouvraient le score, Dutin lancé en profondeur se retrouvait seul face à Carval et glissait le ballon sous le ventre de ce dernier. La réaction de Penmarch ne se faisait pas tarder, 10 minutes plus tard Le Cléach prenait de vitesse tout le côté gauche adverse, son centre en retrait trouvait Calvez qui voyait sa frappe contrée par la défense blanche. Les deux équipes se rendaient alors coup sur coup, Plouhinec se montrant plus présent grâce à un pressing plus haut et plus intensif. Et à la 44ième minute, Ansquer profitait d’un excellent travail de Dutin, pour rentrer dans la surface et tromper Carval d’une frappe soudaine du pied droit au raz du poteau gauche. Penmarch prenait un énorme coup sur la tête, et se retrouvait mené juste avant la pause par le réalisme des hommes de Loic Druon. Les Cormorans tentaient bien de réagir encore une fois par Calvez mais son centre parfaitement tendu était mal exploité et l’arbitre sifflait la mi-temps dans la foulée.

Penmarc'h revient au score

La deuxième mi-temps fut totalement différente, Penmarch étant revenu des vestiaires avec la ferme intention d’aller chercher l’égalisation. Les joueurs de Yohan Madec ne lâchaient plus le ballon, et jouant un cran plus haut qu’en première mi-temps, ils ne laissaient pas à Plouhinec l’occasion de repartir. A la 55ième minute Calvez se retrouvait seul coté gauche, lancé à pleine vitesse, le milieu de terrain envoyait le ballon dans le ciel gris et pluvieux. Et à la 64ième minute, les noir et jaune étaient récompensés de leurs efforts, Stanzel en bon capitaine, montrait la voie à ses coéquipiers en reprenant victorieusement un corner de Calvez côté droit.

Plouhinec était alors recroquevillé devant son but et subissait des assauts bigoudens répétés mais trop imprécis dans le dernier geste. Penmarch était à deux doigts de se laisser surprendre en fin de match, Dutin se présentant une nouvelle fois face à Carval mais cette fois c’est le gardien qui remportait ce duel du bout du pied. Frabolot se jouait ensuite de la défense et plaçait une frappe à l’entrée de la surface qui passait au raz du poteau gauche de Carval.

L’arbitre sifflait la fin du match, sur le score 2-2. Logique pour deux équipes joueuses mais en manque évident de confiance.  
 
  Penmarc'h et Plouhinec n'ont pu se départager sur ce match de championnat.  

 

   
  LES REACTIONS : 
  Loic Druon : Entraineur-joueur Plouhinec
« A force de subir sur la 2ième et de pas ressortir proprement les ballons, l’égalisation nous pendait au nez, c’est juste dommage d'encaisser ce but de cette manière, c’est encore consécutif à une erreur et depuis le début de la saison. On prend beaucoup de buts sur des erreurs individuelles et ça nous plombe un peu les matchs, même si au vu de la seconde période, remporter le match aurait ressemblé à un petit hold up, mais on peut le faire sur la fin, car on a deux grosses occasions dans les arrêts de jeu. C’est toujours un nul de pris à l’extérieur même s'ils ne font pas avancer. Au vu de notre seconde mi-temps, je ne pense pas qu’on puisse espérer beaucoup plus. On a un match important maintenant dans 15 jours face à Quimperlé qui est comme nous à regarder vers le bas. C’est ce genre de match qu’il nous faut remporter, face à des concurrents directs si l’on veut passer l’hiver au chaud. »

Florent Carval : Gardien de but de Penmach :
" Après une bonne entame où on ouvre le score rapidement, Plouhinec a fait preuve d’un froid réalisme en première mi-temps. On a poussé avec l’appui du vent en 2nde mi-temps, malheureusement nous n’avons fait qu'égaliser. On se contentera de ce match nul. Maintenant, on va essayer de jouer les matchs avec le même état d’esprit et d’obtenir le maintien assez rapidement, tout en sachant qu’on n'a aucune prétention. On a une équipe qui tient la route, mais on vise le maintien, ni plus ni moins.

Yohan Madec : entraîneur Penmarch
" Une petite déception, légitime dans la mesure où on est mené 2-1 à la mi-temps sur une première période qu’on avait relativement bien maîtrisé sans pouvoir enfoncer le clou. Ils ont l’opportunité de marquer deux buts et ils l’ont fait très justement. Il fallait alors réagir en deuxième mi-temps, on a réagi, on égalise sans pouvoir plus concrétiser après. C’est deux points de perdu, même si sur la fin de match ils peuvent remporter la mise sur une grosse occasion. C’est dommage mais c’est une équipe qui ne lâche rien non plus. Maintenant l’objectif reste le maintien, mais on se rend compte avec des matchs comme ça que ça va être difficile et qu’il faudra être à 120% tous les dimanches."

Jérémy Gargadennec : Milieu de terrain de Plouhinec
" Dans un premier temps, c’est vrai qu’on prend un but tôt (une fois de plus) dans le premier quart d'heure. Ensuite, je trouve qu’on s’est bien installé dans leur camp en étant réaliste en concrétisant les actions que l’on a eues pour mener au score de 2 à 1 à la mi-temps. Ensuite, sur la deuxième mi-temps, sur le terrain c’est vrai que déjà le vent s’est levé et on a eu du mal à remonter le ballon et on a donc subi en jouant en contre et en concédant plusieurs occasions. Malheureusement nous n'avons pas su mener à bien nos contres, on n’a pas su faire le break et on prend un but en milieu de 2ème. On aurait pu dans les 5 dernières minutes gagner ce match mais on a manqué d’efficacité. Pour la suite de la saison, l’objectif est clairement le maintien. C’est vrai qu’on a eu un début de saison difficile où l’on n’a pas pris des points là où il fallait. On s’est classé dans la deuxième partie de tableau, à la limite de la zone relégable. On a travaillé et parlé à l’entrainement pour trouver des moyens afin de ne pas perdre et cela commence a porter ses fruits car on reste sur 3 matchs sans défaite en championnat. L’équipe est très jeune par rapport à l’année dernière et il faut donc un temps d’adaptation pour trouver les automatismes. Pour la suite, il faudra gagner contre Quimperlé B à domicile dans 2 semaines pour se classer dans la 2ème partie de tableau avant la trêve puis il faudra encore travailler pour avoir des meilleurs résultats dans la 2ème moitié de championnat en faisant attention aux blessures car cette année, nous ne disposons pas d’un effectif très étoffé et on doit gérer l’équipe première avec seulement 15 ou 16 joueurs dont certains qui sont blessés et qui feront leur retour à partir de janvier. La trêve va faire du bien pour soigner tous ces petits pépins physiques et repartir avec des bonnes intentions".

TEXTES ET PHOTOS: NICOLAS FRADIN 
 

 

Deux équipes au profil similaire

 
Football. DSR. Penmarc'h - Plouhinec, dimanche 15h00 
Penmarc'h - Plouhinec: cet affrontement promet une rencontre ouverte entre deux équipes, qui aiment bien jouer au football. Ayant des parcours et profils similaires, gardant sa continuité jusque dans la couleur des maillots, ces deux formations se ressemblent et véhiculent la même idée dans le jeu. Entretien avec les deux entraîneurs de ces équipes, Yohan Madec Loïc Druon, avant le match de dimanche. 
Vous êtes bien calés dans ce championnat. Après un bon départ, quel élément prendra de l'importance sur ce match? 
Yohan Madec, entraîneur-joueur de Penmarc'h: " Nous sortons d'une défaite cruelle à Plobannalec (3-2). On encaisse un but à la 100ème but. Leur victoire n'est pas imméritée sur l'ensemble du match. On s'était mis dans la situation comptable de prendre cette rencontre à Pont Plat comme un match de gala. Mon seul regret vient de notre manque de maîtrise en milieu de terrain. Nous avions travaillé dans les redoublements de passes dans les petits espaces. Avec Maxime Stanzel, Gaétan Loussouarn et Paul Percelay, nous avons un milieu de terrain très technique mais nous avons été dépassé dans l'agressivité par le milieu adverse. Plouhinec est une rencontre importante. Nous devons gagner, ce coup-ci. Le terrain de Penmarc'h correspond bien aux qualités de notre équipe, à l'aise pour jouer sur un grand terrain".

Loïc Druon, entraîneur-joueur de Plouhinec: " Depuis le début de la saison, je ne peux qu'aligner que 13 joueurs sur la feuille de match, vu notre faible effectif. On s'adapte constamment. Nicolas Lambour et Mickaël Bosso sont absents contre Penmarc'h. Et un doute pour la participation de Johan Frabolot. J'axe en ce moment mon discours sur la simplicité dans le jeu. Comprendre que le jeu sans ballon est aussi, ou même plus important que le jeu avec ballon. Plus tu portes la balle, moins tu vas vite. Limiter les touches de balle est un facteur d'accélération du jeu. Le ballon doit aller vite. Plus les transmissions sont accélérées, plus nous nous procurons d'occasion. L'exploit individuel ne doit pas être un recours systématique. Dans ce championnat de DSR, la qualité des redoublements de passe, du jeu en triangle fait la différence. Si on arrive à trouver une forme de simplicité, nous serons encore meilleurs". 
Vous êtes tous les deux redescendus en DRH et PH, sur les dernières années, avant de remonter en DSR. Comment s'explique cette trajectoire ascendante? 
Yohan Madec: " Nous sommes très heureux d'être revenu en DSR. Je préfère perdre des matchs comme celui de Plobannalec que de me déplacer au loin. Pemanrc'h et Plouhinec se ressemblent dans l'esprit. Nous sommes en recherche d'une meilleure efficacité et constance. J'ai des jeunes joueurs, devant. Ils nous apportent beaucoup par leur enthousiasme. Olivier Calvez et Kevin Drezen peuvent jouer de la même façon des deux pieds. Je n'avais jamais connu ce cas de figure mais ça multiplie les solutions en attaque. Ils doivent gagner en maturité et en intelligence de jeu. Mais nous ne pouvons pas leur demander d'avoir ce vécu d'un joueur plus expérimenté. L'équipe est jeune, encadrée par quelques anciens. On a un jeu qui favorise l'attaque, avec des joueurs qui aiment les espaces. Plouhinec est dans ce cas de figure avec des jeunes joueurs prometteurs".

Loïc Druon: " J'apprécie beaucoup ce club de Penmarc'h et son président, Jean-Pierre Le Brun. Ils restent sur deux montées successives et continuent à être sur cette dynamique en DSR. On s'attend à un match dur. Ils ont la réussite avec eux. Ils tentent des choses et ça leur sourit. Ils perdent de justesse à Plobannalec. C'est une formation dure à manoeuvrer. Ils auront envie de récupérer le point perdu à Ploba. De notre côté, on sort d'un bon match face à Auray avec un nul logique à la clé. On est en milieu de classement. L'objectif de cette année est clair avec le maintien. Le potentiel est là mais nous ne devons pas avoir beaucoup de blessés dans la saison car ça fragiliserait tout l'ensemble"  
Penmarc'h et Plouhinec présentent des profils similaires dans l'esprit et dans le jeu. Crédit photo: Fanch Hemery et Christian Rose  

 

Football. DSR. AS Plouhinec.

 
Anthony Bréhonnet. " On est capable du meilleur comme du pire" 
Promu capitaine cette saison de l'AS Plouhinec, Anthony Brehonnet, 25 ans, veut tenir le cap du maintien, coûte que coûte. Conscient que son équipe a perdu gros avec les départs de Franck Lérand, Gilles Kerriou et Stéphane Sergent, les Canaris de Plouhinec sont dans une phase de transition. Ce week-end, le club Capiste reçoit le FC Auray, dans une problématique constante de prendre un maximum de points à Robert Normant. Entretien avec le milieu de terrain de l'ASP. 
 
Anthony, depuis le début de la saison, votre équipe manque de régularité dans ces résultats. Comment expliquez-vous qu'elle est capable de sortir la Stella Maris Douarnenez (DSE) en coupe de France et le tour suivant, perdre sur sa pelouse, contre la lanterne rouge de DRH, l'Essor Saint-Louis? 
" On le sait depuis le début de saison, cette année est une saison transitoire pour le club. Nous n'avons pas suffisamment de joueurs au niveau de la DSR pour espérer mieux que le maintien dans notre championnat. On fonctionne à effectif resserré sur 14 ou 15 joueurs. S'il y'a des blessés ou absents, nous sommes en difficulté. Juste pour prendre un exemple, ce dimanche, à Plozévet (PH), en coupe Gonidec nous étions cinq joueurs titulaires en première, deux remplaçants, 4 ou 5 autres qui naviguent en la A et la B (2ème division, poule D), et trois autres qui jouent remplaçant en ...B. On ne peut pas faire de miracle dans ces conditions. Ca explique notre inconstance, un week-end sur l'autre". 
L'an passé, vous êtes passés à un point de la montée finale en DSE. Avec le recul, peut-on dire que c'est une bonne chose que l'AS Plouhinec ne soit pas parvenu au niveau de la DSE, cette saison? 
" Oui, une excellente, même (rires). Nous pensons tous à être solidaire entre nous pour réussir le maintien en A. La réserve est aussi un objectif prioritaire du club. On ne la cache pas, nous avons vécu des dernières saisons plus que compliquées avec notre équipe B, jouant souvent le maintien sur l'ultime journée. Pour l'une ou l'autre équipe, le challenge sera difficile car la marge de manoeuvre est faible. C'est pour ça que l'ambiance doit rester la meilleure possible car c'est dans l’intérêt commun de tous et du club que ça se passe bien cette année". 
Une grande force du club est d'incorporer chaque année des jeunes du coin, qui font leur trou en équipe première. L'exemple des Beuzécois, Sylvain Jolivet ou Eric Dutin, Mickaël Bosso au FC Penn Ar Bed, ou plus récemment cette année avec Tony Le Bihan ou Romain Jaffry en sont la preuve. Est-ce une volonté du club d'aller chercher les meilleurs jeunes du Cap Sizun pour les amener à un haut niveau régional? 
" Nous sommes excentrés géographiquement parlant. Nous ne pouvons demander à un joueur expérimenté de faire 60 km aller-retour pour venir à un entraînement. Pour un joueur du Cap Sizun, l'appartenance à son club d'origine est forte. Quelque soit le niveau, un joueur est toujours attaché à son club formateur. Je suis le premier concerné. Mon souhait est de finir ma carrière de footballeur amateur au FC Goulien avec mes potes d'enfance. Nous avons la chance dans le Cap Sizun d'avoir une équipe bien placée en DSR. On aimerait grimper en DSE à terme. Pour chaque bon joueur, il peut en faisant les efforts aux entraînements jouer à ce niveau car nous manquons de monde. Tony Le Bihan vient de Mahalon en D1. Le week-end dernier, c'est lui qui nous offre la victoire face aux Paotred Dispount. En venant à l'ASP, le joueur a une chance de se prouver qu'il peut jouer au-dessus. Notre entraîneur, Loïc Druon fait en sorte de tenir ce discours à leur venue et de le justifier ses propos par des actes en leur donnant effectivement leur chance. Après, la balle est dans leur camp". 
Vous êtes en milieu de tableau, 7ème. Vous êtes dans les temps du maintien. Quel sera le plus important dans ce championnat? 
" De prendre les points quand l'occasion se présente. On est sans doute plus offensif, cette année mais nous avons perdu la certitude de notre solidité défensive. Par exemple, se faire remonter trois buts comme cela nous est arrivé au Quimper Kerfeunteun aurait été impensable, l'an passé. Si nous avions la chance de mener au score, on savait fermer la boutique en défense pour repartir avec la victoire. Cette année, nous sommes beaucoup plus inconstant dans notre manière de gérer les matchs. Gagner face aux Paotred Dispount était clairement l'objectif. Il ne fallait pas laisser cette équipe nous passer devant au classement. Face à Auray, un match nul ferait notre bonheur car on connait leur force offensive. Notre problème actuel vient comme beaucoup d'équipes de notre manque d'efficacité devant. Si on se crée des occasions, on en rate aussi beaucoup. Par exemple, on sort un super match à Pont l'Abbé. On doit gagner, ce jour-là mais on rate nos face à face devant le gardien adverse. De toute façon, je le répète, nous ne pouvons nous permettre aucun relâchement car nous n'avons pas de marge sur les autres équipes. On doit se maintenir pour à nouveau proposer un projet intéressant pour les nouveaux joueurs". 

 

 

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